Mon Parcours

                   Mon parcours coiffure : A 16 ans j'ai appris mon métier et fait mes premières armes  dans le salon d'un coiffeur réputé, Luc Traineau avenue Montaigne  75016  à l'époque, président de la haute coiffure. Puis j'ai poursuivi ma carrière  chez son confrère, autre artiste génial dans son domaine, Marc Ruyer, Major des premiers ouvriers de France, Avenue Niel 75017. Instruite par de tels professionnels, les portes se sont ouvertes. J'étais, si vous me permettez l'expression, armée de pieds en cape, pour entrer chez Alexandre de Paris, Champs élysée 75008, salon  fréquenté par les princesses et les "grands" du monde entier.
  
                     
Le soir après la journée de travail,  je suivais des cours au CACF (Comité Artistique de la Coiffure Française). Là, nous nous entraînions et nous perfectionnions, certains pour passer les concours des MOF ( Meilleurs Ouvriers de France ) ou plus simplement pour décrocher le diplôme de Brevet professionnel de la coiffure, dont l'obtention est obligatoire pour être autorisée le jour venu à ouvrir un salon. Brevet professionnel en poche, j'ai exercé, rue des Mathurins, chez Renée Gobons St-Onge, un grand aussi, connu pour être l'inventeur de rouleaux à permanente.
                     Tous ses grands professionnels chez qui j'ai eu l'avantage d'apprendre et de travailler m'ont transmis un savoir et une technique, un enseignement de qualité difficile à trouver aujourd'hui, sans parler de la passion qu'ils m'ont inculquée pour le métier.
 
                Tout me passionnait! Avide de découvrir, d'aller au-delà de mes connaissances, je me lançais dans l'esthétique. Présente au festival de la coiffure en Angleterre, je ramenai en France, dans mon salon, la pose de faux ongles, puis plus tard, des "bijoux d'ongles".
Après m'être enrichie de toute cette expérience, je fus en mesure de pouvoir enfin vivre de mon métier tout en m'amusant, en quelque sorte, joindre l'utile à l'agréable. J'ai goûté à nombreuses manières plaisantes d'exercer ma profession :
          - Démonstrations sur podiums, chez l'Oréal, ou au Palais des Congrès sur le grand auditorium, pour mes confrères, Porte de Versailles à l'occasion de divers  salons.
          -  Je fus même sollicitée pour représenter la coiffure au Salon des métiers de l'artisanat. J'y coiffais les mannequins pour les défilés.
         - J'ai même coiffé d'autres mannequins, mais cette fois de plâtres, dans les vitrines des Galeries-Lafayette.
                    Un beau jour, je ressentis l'envie de bouger, de "voir du pays". Ce besoin de vivre autre chose fut plus fort, la jeunesse aidant, que le projet de m'établir. Remettant celui-ci à plus tard, je m'engageai comme coiffeuse au Club Med et  là , je pus m'adonner à mon métiers tout en m'éclatant dans les délires les plus fous de coupes de cheveux, de coiffures  extravagantes pour le plus grand amusement des vacanciers.
                    Puis vînt le temps où je décidai de revenir à mon objectif premier, celui qui en fin de compte, consciemment ou non, fut toujours prioritaire et murissait dans mes pensée : L'aboutissement de toutes ces années, m'installer, ouvrir mon propre salon.

                   Dans un premier temps, j'ai acquis toutes mes connaissances en marketing, dans un salon de 30 employées, Bd Hausmann , salon du coiffeur star internationale Jean-Pierre Simon, qui étaient le "franchiseur " de nombreux salons.
 Enfin, à mon tour j'ai ouvert mon premier salon. Je me suis installée d'abord rue du Faubourg saint Antoine pendant 10 ans, puis j'ai lancé un second salon, rue de Bagnolet Paris 75 020, salon où j'exerce actuellement ma profession.

                   Aujourd'hui, lorsque je fais le bilan de ces trente années de métier, j'ai tout lieu d'être satisfaite. A aucun moment je ne me suis ennuyée dans ce magnifique métier qui chaque jour me permet d'évoluer encore en découvrant, développant dans mon salon, après formation, de nouvelles techniques modernes, comme le maquillage permanent , la pose de Gel et bien d'autres choses encore.